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A/ Sarments entrecroisés auxquels est appendu le bijou de la toison d’or,
au dessus une couronne, la date en accostement
PHIL . IIII . D . G . REX . HISP . INDIAR . ZC |
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R/ Armes couronnées, accostées par deux briquets avec
étincelles
. ARCHID .
AVST . DVX . ET . COM . BVRG . ZC |
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| Métal : Billon |
| nombre d'exemplaires de ce type retrouvés
: 1478
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Analyse du poids des
exemplaires retrouvés |
| Poids théorique |
poids moyen |
poids mini |
poids maxi |
| 2,40 ou 2,95 ? |
2,13 |
1,05 |
3,22 |
| Millésime |
Cliquez sur la photo pour l’agrandir |
| 1622
|
nombre &
fréquence du millésime |
|
1210 |
87,11
% |
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| 1623
|
nombre &
fréquence du millésime |
| 165 |
11,88
% |
|
 |
| 1636
|
nombre &
fréquence du millésime |
| 5 |
0,36
% |
|
 |
| 1638
|
nombre &
fréquence du millésime |
| 5 |
0,36 % |
|
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| 1664
|
nombre &
fréquence du millésime |
| 3 |
0,22
% |
|
 |
| 1665
|
nombre &
fréquence du millésime |
| 1 |
0,07
% |
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© BM Besançon
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| Variétés connues |
Description |
| Légende d'avers |
Avec ou
sans ponctuation
Z.c. , Z.c , Zc , Z..c , Z
INDIA.R Z c |
| Légende de revers |
Avec ou
sans ponctuation
Z.c. , Z.c , Zc , Z..c , Z
1622 : ARCHIDV et COMIT

BVRG , BVR ,BV
AVST , AVS
COM , CO
Erreur du graveur, modification en regravant ARCHID sur PHIL

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| Commentaires sur ce type
monétaire |
|
Pour fabriquer ces
fausses monnaies, il fallait un matériel adéquat, le musée de Besançon
en possède un cliché que nous vous présentons ci-contre, les outils de
faux monnayeurs sont assez rares et surtout dans cet état.
Il s’agit d’une « pince » avec deux « coins » entre lesquels on mettait
le flan brut, on refermait et on frappait dessus avec un marteau (on
voit donc qu’ici l’appareil n’a pas dû servir car il n’y a pas de trace
d’écrasement de la tête des coins dû à cette frappe). On obtenait la
monnaie dont voici les photos ci-contre (en négatif puisqu’il s’agit de
la photo de l’empreinte des coins).
On voit nettement qu’il s’agit donc de faux 1/32 de patagon, mais on ne
peut rien dire de plus car le document est trop frustre.
Cet appareil provenant de la région de Besançon, il n’est pas surprenant
que les faux monnayeurs aient reproduit une monnaie parmi les plus
courantes de celles qui circulaient à cette époque, avec une « valeur »
assez élevée pour que cette pratique soit rentable.
|
Avec ce type,
nous entrons réellement dans la monnaie d’usage quotidien . D’ou
des chiffres de frappe énormes (plus de 7 000 000 de ce type en
1622/23) ; d’ou également des frappes dont la qualité laisse
beaucoup à désirer…Et en plus les flans sont souvent de toutes
tailles, formes et poids |

Cliquez pour agrandir |
|
La gravure des
coins est également très médiocre, mais il faut dire que pour
fabriquer manuellement une telle quantité de monnaies, il
fallait un très grand nombre de coins (plus de 25 coins avers et
revers répertoriés pour 1622…) . Pour ce qui est de la rareté,
on peut dire qu’après l’envolée de 1622/23, les frappes
redeviennent « normales » et ainsi les millésimes 1636 et 1665
ne sont connus qu’à un seul exemplaire alors que celui de 1638
est connu à quatre exemplaires mais tous de même coins (donc de
même rareté) |
|
Profitons de
ce paragraphe pour mettre fin à un mythe : celui de la petite
couronne…, en fait, les couronnes sont identiques, il s’agit
seulement de la façon de travailler du graveur qui positionnait
cette couronne plus ou moins haut, et qui gravait ensuite sa
légende en fonction de la place disponible |
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Un monnayage
aussi abondant ne pouvait que susciter des vocations parmi les
faux monnayeurs bien que la valeur de la monnaie fût faible .
Sur les 670 exemplaires répertoriés, seulement deux peuvent être
classés comme faux : |
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1622: copie ou
faux due à un seigneur d’une province voisine ??? Copie très
maladroite avec des alérions dans certains cantonnements , des
couronnes et des briquets ne correspondant pas, des légendes
complètement abérrantes et un poids non conforme (mais les
vraies varient tellement…) En fait seul la typologie est
ressemblante, afin de mieux la faire passer dans la masse comme
les copies de Vauvillers ou Franquemont…ou Château-Renaud qui
correspond mieux à l’époque avec les imitations de Marguerite de
Lorraine (surtout des escalins) |

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1623 : ici se
pose également le problème d’un faux ou d’une copie d’une
contrée voisine, mais là la frappe et les coins sont soignés,
seuls le poids et les étincelles des briquets ne sont pas
conformes . La légende manque de lisibilité et nous empêche de
nous prononcer (il semble apparaître un « FL » pour les
Flandres ?) |

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Pour fabriquer
ces fausses monnaies, il fallait un matériel adéquat, le musée
de Besançon en possède un cliché que nous vous présentons
ci-contre, les outils de faux monnayeurs sont assez rares et
surtout dans cet état.
Il s’agit d’une « pince » avec deux « coins » entre lesquels on
mettait le flan brut, on refermait et on frappait dessus avec un
marteau (on voit donc qu’ici l’appareil n’a pas dû servir car il
n’y a pas de trace d’écrasement de la tête des coins dû à cette
frappe). On obtenait la monnaie dont voici les photos ci-contre
(en négatif puisqu’il s’agit de la photo de l’empreinte des
coins).
On voit nettement qu’il s’agit donc de faux 1/32 de patagon,
mais on ne peut rien dire de plus car le document est trop
frustre.
Cet appareil provenant de la région de Besançon, il n’est pas
surprenant que les faux monnayeurs aient reproduit une monnaie
parmi les plus courantes de celles qui circulaient à cette
époque, avec une « valeur » assez élevée pour que cette pratique
soit rentable. |

Clichés Musée des beaux arts et d’archéologie de Besançon |
Par une ordonnance de juin 1640, Louis XIII fit
contremarquer d'un lis les douzains des règnes précédents afin
de leur donner une valeur de 15 deniers.
Voici un gros de 1622 qui a donc été contremarqué à cette
occasion : |

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Dernière
petite curiosité : un gros coupé en deux d’époque, pour avoir la
valeur d’un carolus ? ceci sera développé à la prochaine page… |
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