R36 CAROLUS (au lion)

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A/ Armes en plein champ

+ PHIL . IIII . D . G . REX . HISP . INDIAR . Zc

R/ Armes couronnées accostées par le millésime

.ARCHID . AVST . DVX . ET . COM . BVRG . Zc
Métal : Billon
nombre d'exemplaires de ce type retrouvés  : 392


 

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

PJ : Planche VI, fig 9 PA : 5345, 5346 JdM : 54 B : 1270

 

Analyse du poids et diamètre des exemplaires retrouvés

Poids théorique poids moyen poids mini poids maxi
1,80 1.37 0.68 2,27
Diamètre théorique Diamètre moyen Diamètre mini Diamètre maxi
18,0 18,1 14,6 22,4

 

Millésime Cliquez sur la photo pour l’agrandir
 

1622

nombre & fréquence du millésime

343 87.50 %
Carolus 1622
 

1623

nombre & fréquence du millésime

38 9.69 %
Carolus 1623


1625 (1625/22)

nombre & fréquence du millésime

11 2.81 %

 

Carolus 1625
 

illisible

nombre & fréquence du millésime

48 12.24 %

 

 
   
Variétés connues Description
Légende d'avers

INDIAR , INNDIAR
Z.c. , Z.c , Zc , Z , sans rien en final…
Légende « flamande » :
 +PHIL.IIII.D.G.HISP.ET.INDIAR.REX
Légende « flamande » et millésime répété :
+PHIL.IIII.D.G.HISP.ET.INDIAR.REX.1622
1625 : légende normale avec le millésime 1622 répété ? :
+PHIL.IIII.D.G.REX.HISP.INDIAR.1622
Avec ou sans ponctuation initiale et/ou finale
Avers et revers, les R sont faits avec des P auxquels on
 a ajouté une barre, variété sans la barre rajoutée :

INDIAP Zc (Z couché) :
Légende de revers

Avers et revers, les R sont faits avec des P auxquels on
a ajoutéune barre, il existe un exemplaire avec le P : PEX
Z.c. , Z.c , Zc , Z , sans rien en final
AVST , AVS , A et V lié
DVX , DV
BVRG , BVR , BV
Avec ou sans ponctuation initiale et/ou finale

Millésime

1625 avec le millésime 1622 répété à l’avers…5voir photo
au millésime 1625)
1623 : avec un deux à l’ancienne mode : en Z

                       
monnaie très rare, connue à un seul exemplaire…
 


 

Commentaires sur ce type monétaire
Petite valeur d’appoint avec les gros et les deux deniers, ce type a été fabriqué en telle quantité en 1622/23 qu’il a été interdit aux monnayeurs d’en frapper au delà . Il est vrai qu’avec un chiffre de frappe de 1 500 000 exemplaires rien qu’en 1622, cette monnaie est très courante, il en a été répertorié plus de 20 coins différents Avers/Revers, avec toutes les erreurs que cela implique dans les légendes et les symboles (sur certains exemplaires il manque des cantonnements…) . D’ailleurs, il est intéressant de voir sur certaines monnaies des cassures de coins qui évoluent au fur et à mesure des frappes, en voici deux cas, surtout pour le second, on peut suivre l’évolution de la cassure sur une dizaine de monnaies, et on voit une petite fente sous le 16 du millésime devenir une faille coupant la monnaie en deux…

Carolus 1622 avec cassure de coin

Evolution d'une cassure de coin
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Pour le millésime 1622, il est intéressant de remarquer que deux techniques de frappe ont coexisté : la frappe au marteau avec un flan plat mais mal frappé ( voir photo au millésime 1622)  et la frappe au moulinet avec un flanc un peu incurvé, l’orientation des coins régulière et parfois , un glissement du flan dans les matrices, d’ou la présence de flan brut sur certaines monnaies

Carolus 1622 frappe au moulinet
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Pour 1622 toujours, il existe aussi une monnaie rare, fabriquée avec des coins soignés et des flancs larges . Il s’agit sans doute d’une frappe de « présérie » avec des coins neufs arrivant d’un atelier flamand, le peu d’exemplaires connus sont tous de même coins Avers/revers

Carolus 1622 "présérie"
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Pour cette valeur, il est un phénomène très curieux, qu’il faut montrer et expliquer : le type connu et adopté est celui présenté ; mais on en trouve des types hybrides avec des légendes « flamandes » et des légendes avec le millésime répété au revers…
Pour ce type, l’explication peut en être simple, comme pour les valeurs plus importantes, des matrices ou des coins ont été préparés dans les ateliers flamands (Tournai ? voir le même phénomène à Arras dans « l’études de gravure monétaire de l’Italie grecque archaïque à l’Europe du 17ème siècle » de Bernard Bouyon) . Or, pour des raisons diverses (économie, utilisation par manque de matériel ou mégarde ?), bien que ces coins ne correspondent pas à ceux de la Franche-Comté, ceux-ci ont quand même été utilisés . Ces coins ont dû être gravés lors de la parution de l’édit de 1622 car voici deux monnaies connues par placard mais non retrouvées, et les coins ressemblent étrangement à ceux des carolus hybrides…

Type à la légende flamande :
(voir les légendes dans la partie variétés plus haut)
Carolus au lion vatiété à légende "flamande"
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Illustrations du placard de 1622

On trouve également un type curieux de 1625 (d’ailleurs, le 5 est assez mal gravé…voir photos dans les millésimes connus) , avec une légende au millésime 1622 répété au revers…voir les deux monnaies connues par placard ci-dessus.. A-t-on manqué de coins cette année là suite à l’interdiction de frappe des années précédentes ?
Et enfin, comme pour la « moitié » de patagon, il existe une curieuse moitié de gros (voir photo ci-contre)
Cette monnaie a été coupée en deux d’époque, sans doute pour en faire l’équivalent d’un point de vue valeur d’un carolus (gros : 4 blancs, carolus : 2 blancs)

 

 

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